Description du poste
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- 1- Justification de l’évaluation Indiquer brièvement ce qui justifie l’évaluation :
Autres informations
Rappeler le nom du projet concerné et comment cette évaluation a été décidée (prévue au départ de l'action, demandée par le partenaire ou autre instance en cours de route……) Mentionner le service commanditaire de l’évaluation (avec position par rapport à l’objet évalué). Le projet « Actrices du Changement : autonomisation des femmes et mobilisation communautaire pour l’égalité et la paix », mis en œuvre dans les localités de Bangui, Landja/Mboko, Bouboui, Sibut, Ngoumbele et Galafondo, vise à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles à travers des actions de renforcement des capacités, d’inclusion socio-économique, de participation citoyenne et de consolidation de la paix. Conformément aux dispositions prévues dans le cadre du projet et aux exigences de redevabilité envers les partenaires techniques et financiers, une évaluation externe finale a été programmée à l’issue des deux premières années de mise en œuvre. Cette évaluation constitue une étape essentielle permettant d’apprécier les résultats obtenus, de mesurer les changements induits auprès des bénéficiaires et d’identifier les enseignements susceptibles d’améliorer les futures interventions. L’évaluation répond également à la volonté du consortium de disposer d’une analyse indépendante de la pertinence, de l’efficacité, de l’efficience, de l’impact, de la cohérence et de la durabilité des actions mises en œuvre, conformément aux critères du CAD/OCDE. Elle sera complétée par un audit visant à apprécier la conformité de la gestion financière et administrative du projet. Cette évaluation est commanditée par l’Ambassade de France en collaboration avec ses partenaires de mise en œuvre : le consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS, représenté par l’équipe de gestion du projet. En tant qu’instance responsable de la mise en œuvre et du suivi du projet, le consortium agit comme commanditaire de l’évaluation tout en veillant à garantir l’indépendance du processus d’appréciation à travers le recrutement d’un consultant ou cabinet externe.
- 2- Présentation du projet évalué FEF « Sortir des stéréotypes de genre pour réussir ensemble ».
Présentation du poste
2.1- Contexte à l’origine du projet En RCA, les normes socio-culturelles renforcent les inégalités de genre et limitent l’accès des femmes et des filles à l’éducation, à l’emploi, aux instances décisionnelles et aux services de base. Ces normes, associées à la crise prolongée, exacerbent les violences basées sur le genre (VBG), avec 16 200 cas recensés entre janvier et septembre 2024, dont 34 % de viols (GBVIMS). Les violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 66 % en un an (HCDH 2024). Les femmes et filles, en particulier les jeunes, sont à la fois surchargées par des attentes sociales rigides et exclues des processus de paix, souvent perçues comme inaptes à comprendre ou gérer les conflits (Conciliation Resources Working with Gender Norms to Strengthen Young People’s Role in Peacebuilding, 2025).
Expérience
Le projet répond à ces besoins en s’appuyant sur l’expérience de Conciliaion Resources, Search for Common Ground, Dan Church Aid et CATDEC dans la Kémo (Sibut, Dékoa), la Nana Gribizi (Kaga Bandoro) et Bangui, où les organisations mettent en œuvre depuis plusieurs années des projets genre et consolidation de la paix. Le diagnostic repose sur cette expérience terrain et sur des données secondaires comme l’analyse HNRP et l’évaluation MSNA 2024. Cette base solide permet une compréhension contextualisée des freins à l’égalité de genre. 2.2- Objectifs et caractéristiques du projet Finalité et objectifs du projet L’objectif global du projet est de promouvoir l’autonomisation des femmes en luttant collectivement contre les stéréotypes de genre. Le présent projet vise à modifier les normes, les attentes, les coutumes et les comportements liés au genre qui perpétuent les liens entre les jeunes hommes et la violence, et qui privent les jeunes femmes de leur pouvoir en les excluant des processus de consolidation de la paix. Dans un contexte marqué par des crises récurrentes, des tensions intercommunautaires et une exclusion persistante des femmes des espaces décisionnels, le projet vise à répondre à deux problématiques centrales : i) la faible participation des femmes – en particulier des jeunes femmes, dans les mécanismes de gouvernance locale et de résolution des conflits, ii) la persistance de normes sociales et culturelles qui limitent leur autonomie, renforcent les inégalités et perpétuent les violences fondées sur le genre. Pour y répondre, le projet a mis en œuvre une approche transformatrice du genre, fondée sur trois axes : le renforcement des capacités individuelles (leadership, plaidoyer, compétences économiques), le soutien à des dynamiques collectives locales (groupes de femmes, réseaux communautaires mixtes, plateformes d’allié.e.s), et l’évolution des normes sociales et des pratiques communautaires (dialogue, mobilisation d’acteurs religieux et traditionnels, sensibilisation des hommes et garçons). En complément, le projet a accompagné la structuration des OSC travaillant sur le genre, afin de renforcer leur rôle d’acteurs clés de la prévention des conflits. Composantes du projet et rôles des partenaires Le projet a été mis en œuvre à travers plusieurs composantes complémentaires : Composante 1 : Comprendre et sensibiliser les communautés autour de l’impact des normes de genre dans leur vie quotidienne. Objectif 1 : Les jeunes femmes et les jeunes hommes dirigent les efforts visant à transformer les normes, les coutumes et les comportements sexistes néfastes au sein de leurs communautés. Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources Objectif 2 : Les détenteurs du pouvoir sont plus réceptifs à l'intégration des préoccupations des jeunes femmes dans les processus de consolidation de la paix et à la promotion d'une masculinité positive parmi les jeunes hommes de leurs communautés. Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources Objectif 3 : Les principales parties prenantes sont exposées à l'apprentissage et aux meilleures pratiques en matière d'approches transformatrices de l'égalité entre les hommes et les femmes, qui peuvent être transposées à plus grande échelle. Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources et reprise en année deux par le partenaire DCA. Objectif 4 : Les communautés sont sensibilisées et mobilisées en faveur de l’égalité de genre, de la prévention des conflits et de la participation active des femmes et des hommes. Activités mises en œuvre la deuxième année du projet par le partenaire DCA et CATDEC. Composante 2 : Développer et soutenir le leadership des OSC travaillant sur le genre Objectif 1 : identifier les OSC en capacité de mettre en œuvre des micro-projets ciblant les stéréotypes de Genre. Activité mise en œuvre la première année par le partenaire Search for common ground Objectif 2 : Doter 200 membres des OSC des capacités nécessaires pour la conception de projet, la mise en réseau et le développement d’opportunités. Activité mise en œuvre la première année par Search for common ground et la deuxième année par le partenaire DCA Objectif 3 : les OSC sont en capacité de mettre en œuvre des micro-projets répondant aux besoins identifiés par la jeunesse. Activité mise en œuvre par le partenaire DCA Objectif 4 : Soutenir la structuration, le renforcement institutionnel, les actions de sensibilisation et le plaidoyer des organisations locales engagées en faveur de l’égalités de genre et de la consolidation de la paix. Activité mise en œuvre par le partenaire DCA Composante 3 : Renforcer l’autonomisation économique et les capacités de leadership des femmes, afin qu’elles deviennent des actrices du changement au sein de leurs communautés Objectif 1 : Les femmes acquièrent les compétences et les ressources nécessaires pour renforcer leur autonomie économique et leur leadership. Activité mise en œuvre par le partenaire DCA Les bénéficiaires directs du projet sont de 675 jeunes vulnérables âgés de 18 à 35 ans de Sibut, de Bangui et sa périphérie. Au moins 538 femmes sont des bénéficiaires directs du projet. Par ailleurs, 16 OSC locales à Bangui et Sibut, composées de militant.e.s volontaires ou professionnel.le.s engagé.e.s sur les thématiques de genre, paix et cohésion sociale ont bénéficié du projet. Le projet a été mis en œuvre par différents partenaires. La première année du projet, l’ONG internationale Conciliation Ressources et Search for Common Ground étaient les opérateurs du FEF. La seconde année, les partenaires ont été modifiés et le choix s’est porté sur le consortium composé de DCA (DanChurchAid), CATDEC et de la Fondation VEGAS. Conciliation Ressources assurait la coordination et la mise en œuvre des activités de la composante 1 du projet. Search for Common Ground assurait la coordination et la mise en œuvre des activités de la composante 2 du projet. DCA assurait la coordination générale du projet, le suivi stratégique, la gestion administrative et financière de ses partenaires. CATDEC contribuait à la mise en œuvre des activités de terrain, au suivi des organisations de la société civile et à l'accompagnement des bénéficiaires. Fondation VEGAS participait à la mobilisation communautaire, au renforcement des capacités des femmes et aux actions de sensibilisation et de cohésion sociale. Par ailleurs, en année 2 du projet, l’Ambassade de France a mis en œuvre des activités directement avec des partenaires locaux : ONG Mbe Sue ONG My beautifull day Fondation Mukuwege ONG Les Communautaires Association AUDH ONG Prodiges bien-être Jo de Luxe Champ géographique Le projet a été mis en œuvre en République Centrafricaine dans les localités de : Bangui ; Landja/Mboko ; Bouboui ; Sibut ; Ngoumbele ; Galafondo. Les zones ont été étendues en année 2 en prenant en plus les quartiers de Landja, Boubouti, Ngoumbele, Galafondo. L'intervention couvrait ainsi à la fois des zones urbaines et rurales afin de répondre aux besoins spécifiques des communautés ciblées. Champ temporel Le projet a été exécuté sur une période de deux années consécutives (Année 1 et Année 2), conformément au calendrier approuvé lors de son lancement. Bénéficiaires du projet Le projet ciblait principalement : Bénéficiaires directs
Formation / Diplômes
Les femmes et jeunes filles bénéficiaires des activités de formation, d'accompagnement et d'autonomisation ; Les organisations de la société civile partenaires ; Les femmes leaders communautaires ; Les membres des groupements économiques soutenus ; Les acteurs communautaires impliqués dans les actions de cohésion sociale. Selon les données du projet, l'intervention a directement touché :
- 675 bénéficiaires directs ;
- 16 organisations de la société civile accompagnées. Bénéficiaires finaux Les bénéficiaires finaux comprennent : Les familles des participantes ; Les communautés des zones d'intervention ; Les structures communautaires renforcées ; Les populations bénéficiant indirectement d'une meilleure participation des femmes à la gouvernance locale, au développement économique et aux initiatives de paix. À travers le renforcement des capacités des femmes et des organisations partenaires, le projet visait à générer des effets durables sur la cohésion sociale, l'égalité de genre et le développement local dans l'ensemble des communautés ciblées. 2.3- Déroulement du projet et dernier état connu avant évaluation
- Exécution du projet Le projet devait normalement être mis en œuvre sur les deux années avec les partenaires Conciliation Resources et Search for Common Ground. A la fin de la première année d’exécution, l’Ambassade de France a pris la décision de ne pas reconduire le contrat avec ces deux partenaires. Les deux organisations avaient pris beaucoup de retard sur la mise en œuvre des activités. L’atteinte des indicateurs sur l’année 1 n’a donc pas été rempli (particulièrement pour la composante 2 et une partie des objectifs de la composante 1). Par ailleurs, le suivi opérationnel et les reporting étaient jugés peu qualitatifs. Enfin des tensions entre Conciliation Resources et son partenaire opérationnel GEPAD ont fragilisé la mise en œuvre de certaines activités. Au vu de ces éléments, l’Ambassade de France a choisi de travailler avec un nouveau partenaire pour la deuxième année du projet : l’ONG Dan Church Aid (DCA). DCA Ce choix a été motivé par plusieurs éléments. Tout d’abord la présence de DCA à Sibut et à Bangui, les deux zones d’intervention du projet. De plus, la Fondation Vegas (partenaire mobilisé sur l’année 1 du projet) est un partenaire régulier de DCA. Les activités à Sibut pouvaient ainsi se poursuivre avec la fondation Vegas. Enfin, DCA est un acteur reconnu sur les questions de genre, analyse de conflit et l’engagement communautaire. Ils ont les capacités et les outils pour continuer le projet. Malgré une première année de projet peu efficiente, la mise en œuvre des activités sur la deuxième année s’est déroulée conformément aux orientations stratégiques et au calendrier général prévus. Les activités principales de renforcement des capacités, de sensibilisation communautaire, de plaidoyer, d’accompagnement des organisations de la société civile et d’autonomisation des femmes ont pu être réalisées dans les zones ciblées. Toutefois, certaines contraintes ont affecté le rythme d’exécution du projet. Parmi les principales difficultés rencontrées figurent : La reprise d’un projet déjà entamé à complexifier le démarrage des activités ; Les contraintes logistiques liées à l’accessibilité de certaines zones d’intervention ; Les aléas sécuritaires ponctuels ayant parfois limité les déplacements des équipes et des bénéficiaires ; Les difficultés de mobilisation des participants à certaines périodes en raison des activités socio-économiques et agricoles ; Les capacités organisationnelles variables des organisations partenaires nécessitant un accompagnement plus soutenu que prévu initialement ; Certaines contraintes administratives et opérationnelles ayant occasionné des ajustements du calendrier de mise en œuvre. Afin de garantir l’atteinte des objectifs, plusieurs adaptations ont été réalisées en concertation avec les partenaires, notamment l’ajustement du calendrier de certaines activités, le renforcement du coaching des OSC partenaires et l’intensification du suivi de proximité auprès des bénéficiaires. Aucune activité majeure n’a été abandonnée. Certains réaménagements opérationnels ont toutefois été effectués afin de tenir compte du changement d’opérateurs, des activités déjà réalisées ou abandonnées. Par ailleurs, en deuxième année du projet, une nouvelle composante a été créée « Renforcer l’autonomisation économique et les capacités de leadership des femmes » afin d’optimiser et de renforcer l’impact du projet sur un groupe de bénéficiaires.
- Gouvernance du projet En première année la gouvernance du projet reposait sur une coordination entre Conciliation Resources et Search For Common Ground. L’Ambassade de France organisait 1 réunion technique par mois de suivi des activités ainsi qu’un copil une fois par an. En seconde année, la gouvernance du projet reposait sur le consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS. Le dispositif de pilotage comprenait : Une coordination générale assurée par DCA ; Un mécanisme de concertation régulière entre les partenaires de mise en œuvre ; Des réunions techniques périodiques de suivi et de planification ;
Missions principales
Des missions conjointes de supervision terrain ; Des cadres d’échanges avec les organisations bénéficiaires, les autorités locales et les leaders communautaires. Les réunions de coordination ont été organisées régulièrement tout au long du projet avec l’Ambassade de France afin d’assurer le suivi des activités, l’analyse des progrès réalisés et la résolution des difficultés rencontrées. Les procès-verbaux, comptes rendus de réunions, rapports de suivi et autres documents de gouvernance sont disponibles et pourront être mis à la disposition de l’équipe d’évaluation.
- Dernier état connu des activités réalisées À la date de lancement de l’évaluation finale, la majorité des activités prévues a été réalisée. Les principales réalisations comprennent notamment : La réalisation d’une étude de référence sur les stéréotypes de genre et les mécanismes de discrimination ; La formation de jeunes leaders communautaires sur le genre, le leadership, la participation citoyenne et la consolidation de la paix ; L’élaboration et la mise en œuvre de plans d’actions communautaires visant à promouvoir l’égalité de genre ; L’organisation de campagnes de sensibilisation, de dialogues communautaires et d’émissions radiophoniques ; Le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et institutionnelles des organisations de la société civile partenaires ; L’accompagnement des organisations bénéficiaires dans leurs actions de plaidoyer et de mobilisation communautaire ; La mise en œuvre d’activités favorisant l’autonomisation économique des femmes et leur participation à la vie communautaire ; La promotion du leadership féminin et de la participation des femmes aux espaces de décision locale. Selon les données de suivi disponibles, le projet a directement touché plusieurs centaines de bénéficiaires individuels et accompagné les organisations de la société civile ciblées dans le cadre du projet. Les consultants auront accès à l’ensemble de la documentation disponible, notamment : Le document de projet ; Le cadre logique et la théorie du changement ; Les rapports narratifs et financiers ; Les bases de données de suivi des indicateurs ; Les rapports de formation ; Les rapports de missions de suivi ; Les outils et bases de données de collecte ; Les procès-verbaux des réunions de coordination ; Les études, enquêtes et rapports de capitalisation disponibles ; Les éventuelles évaluations intermédiaires réalisées durant le projet.
- Dernier état financier connu Au moment du lancement de l’évaluation finale, le projet présente un niveau d’exécution budgétaire global satisfaisant au regard des activités réalisées. Les dé
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- •Ne versez jamais d'argent — pour un dossier, une formation, une tenue ou un entretien. Un vrai employeur ne demande jamais au candidat de payer.
- •N'envoyez jamais de photo de votre pièce d'identité, passeport ou coordonnées bancaires avant d'avoir vérifié physiquement que l'employeur existe.
- •Donnez-vous toujours rendez-vous dans un lieu public, en journée — jamais une adresse isolée, un domicile privé, ou un lieu que vous ne pouvez pas vérifier à l'avance.
- •Dites précisément à un proche où vous allez, avec qui, et à quelle heure — partagez votre position en direct si possible.
- •Recherchez le nom de l'entreprise sur internet avant de vous déplacer : une vraie structure laisse des traces (site, avis, autres employés, adresse officielle).
- •Un salaire très supérieur à la moyenne du poste et de la ville doit vous alerter — redoublez de prudence.