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Attention aux arnaques. Taf4All se contente de référencer des offres publiées par des tiers — nous ne sommes pas à l'origine de ces emplois et ne gérons pas les recrutements. Soyez vigilant : ne versez jamais d'argent pour obtenir un emploi ou un entretien, et méfiez-vous de toute demande suspecte.
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Gestion publique Corridor Douala-Bangui: la Banque mondiale approuve le financement d’un programme pouvant générer 2000 à 4000 emplois Commentaires - mardi, 23 juin 2026 08:43 email facebook instagram linkedin twitter (Investir au Cameroun) - Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé l’approbation, le 12 juin 2026, d’un programme de 1,12 milliard de dollars américains, soit environ 640 milliards de FCFA au cours actuel du dollar, destiné à moderniser le corridor économique Douala-Bangui. Cet axe relie le port camerounais de Douala à la capitale centrafricaine et constitue l’une des principales routes commerciales d’Afrique centrale. « Le programme devrait créer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects tout au long du cycle de vie du projet » , indique l’institution dans un communiqué officiel. Selon la Banque mondiale, ce programme sera mis en œuvre selon une approche programmatique en plusieurs phases. La première, d’un montant de 525 millions de dollars, soit un peu plus de 300 milliards de FCFA, sera consacrée à la réhabilitation des infrastructures prioritaires, à la sécurité routière et aux réformes de l’entretien routier au Cameroun, en République centrafricaine (RCA) et au niveau régional, à travers la CEMAC. Une première phase concentrée sur le Cameroun Dans le détail, cette première phase comprend 407 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 18 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) destinés au Cameroun, soit 425 millions de dollars au total, environ 243 milliards de FCFA. La RCA bénéficiera, pour sa part, de 90 millions de dollars de l’IDA, tandis que 10 millions de dollars seront affectés à la CEMAC à travers le guichet GROW de l’IDA. Concrètement, explique la Banque mondiale, les investissements prévus permettront de remettre en état des tronçons routiers prioritaires afin qu’ils répondent aux normes de résilience climatique, de mettre en place des stations de contrôle de la charge à l’essieu, de développer des centres logistiques et des routes de desserte, de renforcer les chaînes de valeur et de promouvoir la facilitation des échanges ainsi que les réformes institutionnelles. Les phases ultérieures devraient permettre d’intensifier les interventions, en fonction des performances enregistrées et des enseignements tirés de cette première étape. Pour Cheick Kanté, directeur de division à la Banque mondiale, le programme ne se limite pas à la réhabilitation des routes. Il s’inscrit dans une vision plus large de l’intégration régionale au sein de la CEMAC, en s’attaquant à des obstacles persistants tels que les coûts élevés du transport, les points de contrôle excessifs, les paiements informels et les faiblesses des systèmes d’entretien routier, qui plombent depuis des années le trafic sur le corridor Douala-Bangui. Un axe vital, mais encore trop coûteux Long de plus de 1 400 kilomètres, ce corridor est un axe essentiel pour l’économie camerounaise et une voie vitale pour la RCA, par laquelle transite plus de 80 % du commerce extérieur du pays. Mais malgré son importance stratégique, aussi bien pour le Cameroun que pour la RCA, le corridor Douala-Bangui souffre de plusieurs maux : détérioration des routes, coûts de transport pouvant atteindre 270 dollars par tonne, soit plus de 150 000 FCFA, délais de route oscillant entre 9 et 12 jours dans des conditions normales, et multiplication des postes de contrôle, souvent tracassiers. La Banque mondiale en dénombre 38 au Cameroun, dont 17 impliquant des paiements informels. Ces dysfonctionnements freinent les échanges entre les deux pays, renchérissent les prix à la consommation et fragilisent les chaînes d’approvisionnement, notamment pour les produits alimentaires. Pour la RCA, pays enclavé, l’enjeu est particulièrement crucial, car le corridor constitue son principal accès aux marchés internationaux. Pour le Cameroun, le programme représente aussi un levier de consolidation de son rôle de plateforme logistique régionale, autour des ports de Douala et de Kribi, des services de transit, du transport routier et des activités liées au commerce sous-régional. Le défi décisif de l’entretien routier L’un des défis majeurs du programme restera toutefois sa mise en œuvre effective. Au-delà des travaux routiers, la réussite du projet dépendra de la capacité des États concernés à réduire les goulots d’étranglement administratifs, à faire reculer les paiements informels, à mieux contrôler la charge à l’essieu et à garantir un entretien régulier des infrastructures réhabilitées. Faute de quoi, les investissements réalisés pourraient produire des effets limités dans la durée. « En réhabilitant les infrastructures, en réduisant les goulets d’étranglement et en expérimentant des systèmes d’entretien durables, le programme permettra de réduire les coûts de transport, d’améliorer l’accès aux marchés et de soutenir une croissance inclusive le long de l’une des routes commerciales les plus vitales d’Afrique centrale » , souligne la Banque mondiale. L’institution estime également que les activités d’entretien courant et périodique pourraient soutenir environ 150 à 250 emplois par an. Brice R. Mbodiam Follow @investcameroun back to top
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